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Vancouver Island

Une aventure racontée par Hélène • Le 2 commentaires

Après trois mois passés à l’observer des rives de Vancouver, nous prenons enfin le ferry pour l’île de Vancouver, au coucher du soleil. Appelée “The Island” par les habitants de Colombie-Britannique, c’est une île immense de plus de 450 km de long, à la fois sauvage et civilisée, qui s’étend au large de la côte ouest du Canada.

Juan de Fuca Provincial Park

Les plages de la côte Juan de Fuca n’attendent que nous, désertes et immenses, recouvertes de troncs secs et de galets aux camaïeux gris et bleutés. Sur China Beach nous observons des phoques se prélassant dans le lent remous des vagues ; vers Port Renfrew nous marchons parmi les Tall Trees, gigantesques sapins de Douglas et cèdres rouges s’élevant vers le ciel.

Nous plantons la tente au bord de la Juan River où nous nous lavons dans l’eau fraîche ; nous traversons l’île par les routes gravillonneuses des bucherons, spectateurs de la déforestation intensive des montagnes qui semblent être passées sous les ciseaux d’un mauvais coiffeur…

Le Pacific Rim National Park

Cap sur le Pacific Rim, le parc emblématique de la rainforest, entre Tofino et Ucluelet, capitales du surf. Pour cela, nous traversons de nouveau l’île ; les paysages de lacs et montagnes qui s’enchaînent sont grandioses. Partout sur Vancouver Island nous croisons multitudes de geais de Steller au plumage bleuté et à la crête punk, ainsi que des tas de limaces-bananes (ariolimax columbianus)…

Vers Tofino, nous nous engouffrons dans la rainforest sur la piste d’un bombardier de la Seconde guerre mondiale s’y étant écrasé ; nous traversons un bâtiment abandonné recouvert de graffitis, puis le sentier se transforme en pataugeoire boueuse où l’on tente vainement d’épargner nos chaussures… Et enfin nous l’apercevons entre les arbres !

En fin d’après-midi, Long beach est balayée par les brumes du Pacifique ; des surfeurs blonds, bronzés et courageux font trempette dans les vagues glacées qui se succèdent sur la plage reluisante où picorent des dizaines de bécassines entre les moules, les algues et les crabes morts.

Vers le nord

Enfin, nous prenons la direction du nord de l’île, 300 km de route lisse mais déserte qui file entre les montagnes recouvertes de conifères. Avec nous en covoiturage, deux français à l’accent provençal qui partent faire du HelpX dans un complexe d’observation de baleines. Quant à nous, c’est une petite ferme qui nous attend sur Malcolm Island.

Comments 2

  1. Jimmy

    Mais mais mais ! Vous êtes époustouplifiant tous les deux !! Quel talennnnnnnnnt !
    Quel oeil ! Quelle beauté ! Les superlatifs manquent…
    Bravo !!! (et c’est peu dire)
    Continuez à profiter (et à nous régaler)

    1. Post
      Author
      Hélène

      Merci Jimmy !!
      Je n’ai pas un grand choix de superlatifs pour te remercier de ce message, en tout cas c’est très encourageant et ça nous fait énormément plaisir !

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