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Alaska, la dernière frontière

Une aventure racontée par Hélène • Le 2 commentaires

Alaska, The Last Frontier lit­-on sur les plaques d’immatriculation du quarante-neuvième état. Après ce long voyage en ferry, nous sentons bien que nous arrivons à l’une des extrémités du continent ! 

Juneau

Notre première entrée en Alaska se fait par le sud. Juneau, la capitale, est nichée au pied des fjords et des glaciers, au bord de l’océan où les bateaux de pêche croisent les énormes paquebots de croisière. Isolée de l’intérieur des terres car pourvue d’une seule route de 80 km, la région de Juneau demeure très dynamique, grâce au tourisme et à une population assez développée et patriote.

La côte de Juneau est magnifique, entre les sapins et les plages peu fréquentées. Sous ce soleil rutilant, il est impressionnant de contempler le glacier Mendenhall, qui ne fait que reculer depuis des siècles et des siècles…

Nous empaquetons nos sacs à dos pour aller passer la nuit dans un refuge au bord du glacier Eagle et de son lac. Le sentier longe des étangs, traverse des rivières, parsemés tout du long de belles crottes d’ours… Heureusement, nous commençons à connaitre les précautions anti-ours par cœur !

L’Alaska Highway

Après l’ultime étape de l’Inside Passage de Juneau à Haines, nous reprenons avec plaisir la route et quittons la côte. Vers Chilkoot Lake, la rivière attire les saumons, les ours, les pêcheurs et les touristes dans le tableau typique que l’on se fait de l’Alaska.

Les arbres commencent alors à rapetisser, jusqu’à ce qu’ils disparaissent complètement et qu’un paysage étonnant et grandiose s’offre à nous : des montagnes hautes et nues, à la roche rosée et ocre, parsemées de névés et de quelques buissons. Nous voici de retour au Canada, au Kluane National Park dans le Yukon.

Haines Junction est la première des “villes” étapes que nous rencontrerons durant tout notre périple sur l’Alaska Highway. Une rue principale, une station service, un motel et un parking pour les camping-cars : unique lieu civilisé à des centaines de kilomètres à la ronde. Ici pourtant, nous rencontrons Marinka et Bill, qui nous offrent le thé et la nuit dans leur cabine dans le bush. Nous sommes encore aux abords de l’impressionnant Kluane Park et de Sheep Mountain (mais pas de moutons en vue !).

Ensuite, le paysage perd un peu de son intérêt : pendant des heures nous traversons en ligne droite la forêt de petits sapins malingres qui s’étend de part et d’autre à perte de vue, jusqu’à la frontière américaine, perdue au milieu de rien.

De courtes montagnes poussent alors, berceau fertile des oiseaux migrateurs, où nous zigzaguons durant des heures jusqu’à une nouvelle étendue plate où a poussé la ville de Tok. Une autre journée passe jusqu’au paysage encaissé qui borde l’imposant glacier Matanuska, et enfin les abords commerciaux d’Anchorage.

La Péninsule de Kenai

Les paysages en direction de Seward, au sud de la péninsule de Kenai, promettent de belles excursions dans les fjords d’Alaska. Un vent à décorner des bœufs souffle à Beluga Point ; une procession de lions de mer avance bruyamment à quelques mètres du rivage de Seward ; les pygargues à tête blanche se font chasser par les corbeaux au-dessus de la petite ville.

Malheureusement, lorsque nous arrivons à destination, il pleut. Pendant les quatre jours qui suivent et sans aucune interruption, il pleut. Les prévisions des deux semaines à venir : de la pluie. Nous quittons la péninsule frustrés et trempés, en quête d’un temps un peu plus sec !

La route, encore

Nous nous lançons donc de nouveau dans plusieurs journées de route. Alors que nous commençons à nous habituer aux glaciers, nous désespérons de ne pas voir d’ours ou de cervidés sauvages, lorsqu’un élan (ou orignal) traverse la voie comme si de rien n’était !

En prenant la direction du Yukon, nous nous rapprochons des terres des chercheurs d’or. Au bord de la route, nous faisons la connaissance de Mac, de sa pompe à essence vide et de sa passion pour l’orpaillage, et repartons avec un petit sachet de gravier qu’il nous assure contenir de l’or !

Nous nous approchons de la Top of the World Highway en fin de journée ; les nuages entament une dance superbe dans ce large ciel où la lumière presque éternelle de l’été nous promet de somptueux paysages… Le Yukon approche.

Comments 2

  1. Jousseaume Pascale

    Bravo Hélène pour tes dessins qui illustrent chacune de vos aventures, c’est très sympa. Biz

    1. Post
      Author
      Hélène

      Merci Pascale !
      Je n’ai pas eu le temps de faire autant de dessins que j’aurais voulu, mais j’espère me rattraper vite en me replongeant dans nos milliers de photos… !

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