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Le trek de Laugavegur

Une aventure racontée par Hélène • Le 10 commentaires

Enfin, nous y venons ! Le fameux trek de Laugavegur (ou Laugavegurinn, signifiant « la route des sources chaudes ») est une magnifique randonnée islandaise en 4 ou 6 étapes de Landmannalaugar à Skógar, en passant par la vallée de Þórsmörk (ce n’est que le début des noms bizarres !).

Ce trek permet de découvrir une partie du sud de l’Islande sur près de 80 km. Il offre des paysages d’une richesse époustouflante que l’on découvre de la meilleure manière qui soit : c’est-à-dire par soi-même, à pied dans l’immensité et la proximité de ces terres inhabituelles.

Se lancer sur le trek

En raison de nos faibles moyens pour un voyage comprenant le tour de l’Islande en plus du trek, mais aussi parce que nous nous sentions capables de relever le défi, nous avons choisi de réaliser le trek sans guide et en autonomie, ce qui se fait somme toute assez facilement avec un minimum de préparation.

Faire le trek en groupe avec un guide ?

Beaucoup de randonneurs se lancent sur le Laugavegurinn en groupe avec des formules complètes, qui comprennent en général : l’avion, le trajet Reykjavík-Landmannalaugar, le guide, le logement (hôtel à Reykjavík et lits en refuge durant le trek), la nourriture, le portage des sacs en 4×4… C’est l’idéal pour des personnes disposant de courtes vacances, qui sont avec des enfants (au moins 14 ans), ayant des problèmes de dos ou qui veulent simplement garder leur petit confort (notez la petite touche de sarcasme : faut nous comprendre, nous étions un peu agacés de croiser ces groupes tout fringant alors que l’on trimballait nos 13 kg sur le dos). Toutefois, le prix est assez prohibitif : compter plus de 2 000 € pour la version courte du trek Landmannalaugar-Þórsmörk.

Quel niveau de difficulté ?

Les chemins du Laugavegur sont en général faciles à pratiquer et bien balisés, du moins sur la partie Landmannalaugar-Þórsmörk (ça se complique sur l’étape « bonus » qui file jusqu’à Skógar). Selon nous, les deux principales difficultés sont la météo et les passages à gué.

Pour ce qui est de la météo, nous nous répétons en disant que l’Islande n’est pas le pays du soleil et du grand ciel bleu (même si nous en avons eu !). Le temps se caractérise par un ciel constamment menaçant : de gros nuages se succèdent assez bas sur l’horizon, pouvant lâcher à tout moment quelques gouttes, une averse ou un brouillard épais, ou bien rien du tout. Le temps islandais peut changer très soudainement, il faut donc s’en méfier : être prêt à dégainer la raincover, la capuche et le pantalon de pluie, mais aussi éviter de s’engager sur des chemins les mains dans les poches.

Nous avons dû traverser quatre passages à gué. Le premier était easy (ci-contre), le second un peu moins, le troisième et le quatrième, on s’en serait franchement bien passé…

C’est toujours un merveilleux délice que de se déchausser sur les cailloux terreux, de retirer parfois même son pantalon, de réajuster son barda qui brinqueballe avant de se lancer, culotte au vent, dans l’eau glaciale de la rivière qui descend tout juste du glacier du coin… Il faut dire ce qui est : le courant est assez fort, du sable vous cingle les mollets, le fond de l’eau est gravillonneux, l’eau est froide. Bref, ce n’est pas un plaisir, mais ce n’est pas non plus la mer à boire ! Et l’exercice est déjà plus confortable si l’on est muni de bâtons et de chaussures adaptées pour l’eau.

Se préparer pour le trek

Notre équipement pour le trek est sensiblement le même que le reste du voyage, mais cette fois-ci, absolument tout doit tenir sur notre dos : à l’intérieur du sac ou accroché dessus. Pour en savoir plus, notre équipement est détaillé dans l’article L’équipement pour 24 jours en Islande.

Nos sacs étaient donc plus lourds que d’habitude car nous devions, en plus des affaires habituelles, y faire rentrer l’eau et la nourriture. Heureusement, nous avions prévu de la place en rab à cet effet.

Nous avons fait le plein de provision à Kirkjubajærklaustur, d’ou nous avons pris le bus pour le depart du trek. Le but est de privilégier le meilleur rapport calories/encombrement/poids ; nous avons donc fait la part belle aux noisettes, amandes, cacahuètes et autres mélanges apéro de la Biocoop parisienne, aux barres de céréale et au chocolat, sans oublier des pâtes et de la semoule.

Étape 1 : Landmannalaugar – Hrafntinnusker – Álftavatn

Le départ du trek se fait sur le très étonnant site du Landmannalaugar, auquel on accède après 3 heures de piste en bus 4×4. Cette région emblématique de l’Islande se caractérise par ses courtes montagnes brunes, ocres, beiges, vertes et grises, qui cachent dans leurs sillons arrondis d’éternels névés.

Très visité, le Landmannalaugar abrite également des sources naturelles, que nous n’avons pas testées en raison du temps peu clément, du manque de commodité des espaces communs ouverts aux quatre vents, et de l’appréhension montante de l’aventure dans laquelle nous nous lancions…

Néanmoins, malgré le terrain caillouteux et les averses venteuses, le site nous a honoré d’un magnifique arc-en-ciel :)

Nous sommes partis pour le trek le lendemain, vers 8h. Nous allons alors traverser les paysages du Landmannalaugar pendant plusieurs heures, fait de caillasse brune, de moutons épars, de sources chaudes au parfum caractéristique, de névés et de mousse. C’est la portion du trek avec le plus de dénivelé inconstant (monter, descendre, monter, descendre), mais le paysage à chaque détour en vaut largement le coup.

Après avoir traversé pendant les dernières 45 minutes un champ d’obsidienne sous une pluie horizontale, nous finissons enfin la première étape en atteignant le refuge de Hrafntinnusker peu après midi. Nous mangeons un morceau à l’abri dans une pièce minuscule remplie de vestes, sacs et chaussures ruisselants, avant de décider de continuer vers la prochaine étape. En effet, le site de Hrafntinnusker ne donne pas trop envie d’y planter sa tente pour la nuit…

Ça tombe bien, le brouillard se lève, découvrant sous nos yeux un nouveau paysage : de petits monts de roche sombre se succèdent, entrecoupés de solides névés. That’s the way.

S’en suit encore beaucoup de dénivelés, un passage fort gadoueux à l’odeur de souffre entêtant où nous avons failli y laisser nos chaussures, mais surtout de magnifiques points de vue, jusqu’à l’apothéose : alors que nous parvenons au sommet de la dernière montagne du Landmannalaugar, sous nos yeux s’étend un paysage digne de la Terre du Milieu, à couper le souffle… voyez plutôt.

Nous descendons la pente sans cesser de nous émerveiller, heureux de quitter les montagnes qui nous étouffaient un peu. Nous craignons que l’énorme nuage sombre au-dessus de nos têtes ne lâche quelque chose, mais il n’en sera rien.

Avec bonheur, nous retrouvons de l’herbe et un chemin plat qui fleure bon l’humus. Encore une heure et nous atteignons enfin le refuge d’Álftavatn qui se trouve juste à côté du lac ; nous sommes ravis d’y planter notre tente, prendre une douche, manger et nous coucher après cette grosse première journée de marche de 22 km, parcourus en 10h15.

Étape 2 : Álftavatn-Emstrur

Au réveil, il pleut et il vente ; on se demande ce qu’on fait sous une tente dans la nature sauvage d’une île volcanique perdue au milieu de l’océan… Mais sur le coup de 10h le temps s’est calmé et nous sommes en route !

Nous quittons presque avec regret ce lac paisible qui scintille parmi ces monts verdoyants, nous y aurions passé davantage de temps s’il n’avait pas été coupé de tout et qu’une journée de marche ne nous attendait…

Alors que nous étions souvent seuls sur le chemin la veille, nous allons cette fois-ci retrouver fréquemment les mêmes randonneurs au cours de la journée, tout le monde ayant plié bagage au même moment.

Cette étape est celle avec le moins de dénivelé, nous cheminons principalement sur du plat. Le paysage est verdoyant d’herbe et de mousse contrastant avec la terre noire. Au loin, nous apercevons le glacier de Mýrdalsjökull dont nous nous approchons.

Nous longeons une ferme isolée et un enclos où sont parqués des chevaux, puis plusieurs ruisseaux qui se transforment en rivières que nous devons alors traverser : deux fois à gué, et une fois grâce à un pont de bois démontrant le savoir-faire charpentier de l’islandais…

Alors que nous traversons une grande étendue désertique sablonneuse où pointent entre les roches des pousses de thym arctique, nous sommes doublés par la magnifique chevauchée islandaise du troupeau venus de la ferme, menés par une petite dizaine d’éleveurs tous vêtus de pull en laine… so Icelandic ! Les chevaux effectuent le tölt, allure surprenante que nous n’avons pas l’habitude de voir.

Nos sacs à dos commencent à peser, nous ne voyons pas le bout de ce chemin sombre qui file en ligne droite depuis des heures, lorsque nous apercevons sur une crête un randonneur solitaire qui vient à notre rencontre. S’en suit alors, au milieu de nulle part, une discussion décontractée avec un norvégien traversant l’Islande du sud au nord, empruntant les sentiers quand ça lui chante, transportant sur son dos un énorme sac militaire faisant deux fois sa taille et la moitié de son poids…

Nous repartons de notre côté, s’attendant à encore beaucoup de marche avant le refuge d’Ermstrur, mais, une fois passée la crête, nous l’apercevons juste en contre-bas !

Cette seconde journée fut des plus faciles, qui plus est nous n’arrivons pas trop tard. Nous faisons la rencontre de deux jeunes français effectuant le trek de Laugavegur dans l’autre sens (et que nous retrouverons dans la suite du voyage), et je peux même prendre le temps de dessiner avant de dormir pour récupérer de ces 16,5 km, parcourus en 7 heures…



Étape 3 : Emstrur-Þórsmörk

Le lendemain, nous pétons le feu et décidons, sous les conseils de randonneurs norvégiens (beaucoup de norvégiens en Islande), de grimper le Stóra-Mófell, une petite montagne à deux pas du refuge, d’où nous pourrons admirer le glacier de Mýrdalsjökull. Ce détour nous prend une petite heure aller-retour, et la vue, comme d’habitude, vaut le coup d’œil !

Pendant toute cette portion du trek, nous allons marcher le long d’un canyon verdoyant où serpente un torrent se transformant parfois en cascade tumultueuse.

Après une grimpette d’un petit col, nous nous éloignons du canyon et poursuivons notre route sur un chemin un peu plus rocailleux, toujours avec les remous du torrent à portée d’oreille.

Survient alors le delta de la rivière, qu’il nous faut traverser à gué cette fois-ci. La journée de marche arrive à sa fin, nous commençons à être bien fatigués et mettons un bon moment avant de trouver le meilleur endroit d’où se lancer. On guette par où les autres randonneurs choisissent de passer, tout en essayant de se souvenir des conseils donnés par ceux que nous avons croisés dans les précédents refuges. Nous finissons par nous mouiller, tout se passe bien, mais cette traversée nous prend beaucoup d’énergie…

Alors que nous reprenons notre route, nous sommes heureux de voir le paysage changer subitement : des arbres ! Pas de doute, nous approchons de la vallée de Þórsmörk, qui se trouve au pied du désormais célèbre Eyjafjallajökull, ici caché dans les nuages.

Comme d’habitude, c’est toujours un plaisir d’apercevoir les toits colorés des refuges… Nous effectuons une petite pause au refuge de Skagfjordsskali, pendant laquelle nous discutons avec quatre jeunes randonneurs français. Eux souhaitent s’arrêter ici (ils marchent depuis 17 jours depuis les hauts plateaux…), quant à nous, nous décidons de traverser tout de suite la vallée afin de passer la nuit au pied de l’Eyjafjallajökull dont nous devrons faire l’ascension le lendemain.

Nous quittons donc à regret ce petit havre de paix où les rayons du soleil couchant illuminent la pelouse (nos dos et nos matelas auraient adoré s’y allonger)… pour nous lancer dans une énième traversée de gué. De nouveau, nous mettons un moment à choisir l’endroit le moins galère, mais, une fois la traversée effectuée, nous n’avons vraiment plus aucune énergie !

Qui plus est, le refuge de Básar, de l’autre côté de la vallée, n’est autre qu’un camping très fréquenté par les islandais, et, en ce samedi soir, nous sommes accueillis par des odeurs de barbecue et de la musique disco… pas tellement dans l’esprit du trek ! Heureusement cela ne dure pas, mais le site est tout de même très fréquenté, et après un repas en compagnie de randonneurs français et barcelonais, nous nous couchons épuisés par ces 18,5 km, parcourus en 9h30.

Étape 4 : Þórsmörk-Skógar

Cette étape étant un gros morceau (monter la montagne, passer le col, descendre la montagne), nous levons le camp le plus tôt que nous pouvons pour attaquer la montée à 8h. Durant toute l’ascension, un grand soleil nous surplombe, et nous prenons notre petit déjeuner sur les contreforts, admirant les jeux d’ombre et de lumière sur les flancs de la montagne.

Comme les jours précédents, nous ne marchons pas très vite, surtout que nous nous arrêtons sans arrêt pour prendre des photos… Nous sommes donc doublés par beaucoup de marcheurs qui effectuent cette randonnée à la journée.

Le sentier est parfois abrupt et escarpé ; nous quittons peu à peu les arbres, jusqu’à ce que se présente devant nous une crête étroite et impressionnante, mais somme toute aisée à emprunter si l’on sait marcher droit !

Après une montée bien raide, nous atteignons l’étonnant plateau de Morinsheði, qui nous offre une magnifique vue sur le Mýrdalsjökull et la vallée qui s’en écoule.

Ensuite, nous n’avons plus qu’à monter, monter, monter… Alors que nous nous approchons du col de Fimmvörðuháls, un nuage tombe comme une masse, heureusement que les piquets sont là !

Au sommet, le paysage n’est fait que de noire et de blanc. Avec le brouillard, l’ambiance est fantomatique… Il y a un refuge qui se cache quelque part, mais la signalétique n’est pas très au point, et nous choisissons le chemin qui le contourne. Nous sommes aussi censés pouvoir admirer les deux cratères de l’éruption de 2010, mais avec cette visibilité nullissime, aucun espoir.

Nous sommes soulagés lorsque, dès que nous passons le col, le brouillard se lève, nous permettant d’apercevoir la mer au loin !

Nous entamons alors la longue descente de la montagne, qui va nous prendre plusieurs heures. Après le passage nuageux du col et avec nos quatre jours de marche dans les pattes, nous avons du mal à apprécier la balade…

Très caillouteux pendant la majeure partie du parcours, le sentier longe un cours d’eau descendant tout droit du glacier : névés, canyons, cascades, torrents… ça coule de partout ; pas un seul arbre en vue, mais les moutons refont surface, toujours par groupe de trois (maman mouton et ses deux agneaux).

Nous n’avons même plus la force de sortir l’appareil photo, aussi nous en avons très peu de cette ultime partie… mais il faut dire que pendant ces trois à quatre heures de descente, le paysage, pour une fois, n’était pas très changeant.

Enfin, alors que nous nous demandons si nous atteindrons Skógar un jour, nous croisons de plus en plus de touristes, les mains dans les poches, qui mitraillent la cascade de Skógafoss. Encore un petit escalier et enfin nous pouvons nous allonger de fatigue sur le terrain de camping qui s’étend au pied des chutes.

Nous avons juste le temps de monter la tente avant que la pluie ne commence à tomber. Alors que nous méritions une bonne douche, les installations du camping sont sales et rudimentaires… heureusement que nous dénichons un restaurant où s’enfiler un hamburger avant d’aller pioncer !

28 km, 11h30 de marche.

Le trek de Laugavegur, done !

Nous sommes assez fier d’avoir réussi notre tout premier trek, en autonomie et jusqu’au bout !

Le temps a été plutôt clément avec nous, si l’on excepte la pluie violente en arrivant au refuge de Hrafntinnusker et le brouillard épais au col de l’Eyjafjallajökull. Ce n’est pas le cas pour beaucoup de randonneurs qui se lancent sur le Laugavegur ; nous en avons rencontré qui avaient eu de la pluie incessante, voire même de la neige ! Les traversées à gué n’étaient pas non plus un grand plaisir…

Quoi qu’il en soit, les paysages grandioses qui nous surprennent à chaque pas valent largement tous ces désagréments, et leur inaccessibilité en car touristique leur donnent toute leur valeur.

Le trek fut résolument notre meilleure souvenir de ce voyage islandais, et la vue sur la région d’Álftavatn est ce que nous avons vu de plus beau, comme un cadeau qui s’offre à de méritants randonneurs, et les encourage à se lancer encore et toujours dans de telles aventures…

Alors, quand vous lancez-vous sur le Laugavegurinn ?

Comments 10

  1. Maxime M.

    Je ne peux pas passer à côté de cet article sans laisser un seul commentaire.
    Ça fait remonter beaucoup de souvenirs! Je conseille à tout le monde de se lancer dans ce trek!!

    –> Les photos sont magnifique!
    –> Je sais pas lequel de vous deux rédige ces articles, mais il a une très belle plume :)

    C’est plaisant de revoir comment vous avez vécu cette expérience! On a passé vraiment de bons moments là bas!
    Je vous embrasse!

    1. Post
      Author
      Hélène

      Hello Maxime,
      En effet tu te devais de commenter ! Mille mercis pour ton petit message, tu es le premier à commenter sur le blog :)
      C’est moi qui ai écrit l’article (merci !), et c’était un bon moyen de revivre cette aventure. Tu as remarqué je parle un peu de vous dans l’article ;)
      Bises

  2. Laura

    J’ai des courbatures rien qu’en lisant l’article… Vous êtes un sur-homme et une sur-femme !

    1. Post
      Author
      Hélène

      Le cerveau est sélectif : je ne me souviens que des magnifiques paysages !
      Bon j’avoue, j’ai un peu mal aux épaules en y repensant… :D

  3. Paula

    Bonjour, comment pourrai-je vous contacter? Votre formulaire de contact ne marche pas. Merci bien.

    1. Post
      Author
      Hélène

      Bonjour ! Oups, en effet, nous allons enquêter là-dessus. En attendant je t’envoie un email :)

  4. Marylène MOREL

    Bonjour!
    Tout d’abord un grand merci pour ce partage ;)
    L’Islande est un pays qui m’attire depuis que je suis toute jeune, si beau, sauvage, mystérieux !!!!
    Je compte réaliser mon rêve de gosse en m’y rendant 2 fois en 2016: tout le mois de juillet en solo/sac à dos/bus et stop, et 5 à 8j fin décembre-début janvier avec mon fils de 10ans (location studio dans la capitale).
    C’est avec plaisir que j’ai découvert votre blog dont 3 articles m’ont particulièrement interressé car je compte aussi m’y « perdre » durant mon voyage estival: le trek de Laugavegur, Jokulsarlon et myvatn. Un passage aux Fjords du Nord-Ouest et à Vik m’est précieux également.
    Mon itinéraire n’est pas encore établi, je papillonne de blog en blog cherchant le maximum de retours.
    Mon plus gros challenge est le bon choix du matériel car oui mon dos sera tout seul à TOUT porter!!! Si vous avez des conseils à me donner, je suis preneuse et vous en remerçie d’avance. :) :) :)
    Marylène, 33 ans, en pleine forme, j’ai même entamé une préparation physique intensive d’un an pour l’occasion! ;)

    1. Post
      Author
      Hélène

      Bonjour Marylène !

      L’Islande nous a également tapé dans l’œil, je pense qu’on y retournera pour voir les fjords du Nord-Ouest et se baigner en toute saison !
      L’été nous avions pris un pass de bus Full Circle, mais apparemment l’auto-stop fonctionne bien. En hiver les tarifs de location de voiture sont moins chers ;)
      Quant au matériel, nous avons fait un article répertoriant tout le contenu de nos sacs-à-dos, ici. L’idéal est un poids inférieur à 15kg, eau et nourriture compris.
      Bonne idée de se préparer. Je pense que des randonnées régulières suffisent, et d’y aller progressivement au début du voyage. Ce n’est pas non plus une terre hostile et coupée du monde ! :D
      Bonne préparation et bon voyage !

  5. Caroline

    Bonjour Hélène,

    Tout d’abord, merci pour cet article! j’ai l’impression de chercher des infos sur ce trek partout sans rien trouver de vraiment clair.. :)
    Je me permet donc de te poser 2-3 questions dont je n’ai trouvé la réponse nule part :(
    Où peut on savoir si le trek est ouvert? Nous arrivons le 11/09/2015, je ne sais pas si le trek est encore accessible?
    Comment arriver jusqu’au trek et comment le quitter, où prendre le bus, où le réserver?
    Où réserver les emplacements de camping (on hésite encore entre ça et les refuges)?
    Mille merci d’avance!
    Caroline

    1. Baptiste

      Coucou Caroline, merci pour ton message :)

      Pour l’ouverture du trek, ça dépend de quelle portion : la partie Landmannalaugar -> Thorsmork est gérée par le bureau des guides du Landmannalaugar ; et la partie Thorsmork -> Skogar est gérée par une autre équipe.

      Y aller est assez facile, il y a des bus qui relient différentes villes (dont Reykjavik) au site de Landmannalaugar. Nous on a pris Reykjavik Excursion au départ de Kirkjubajærklaustur mais il y en a d’autres. On n’avait pas réservé, le bus était même complet à cause d’une colo française, ils ont fait venir un autre bus rien que pour nous !

      Faire le trek en septembre est assez risqué et je ne saurais trop te le conseiller, tu vas avoir de la neige sur les cols de la première étape (Hrafntinnusker) et de la dernière (Eyjafjallajökull). Pour la petite anecdote, on a vu des stèles de personnes s’étant perdu dans le blizzard à ces endroits là ! La meilleur saison reste mi-juillet -> mi-aout, mais c’est aussi la saison la plus touristique et la plus chère !
      Il y a aussi le commentaire récent de Jouge sur le forum du guide du Routard qui parle des conditions du trek en juin de cette année (encore beaucoup de neige). http://www.routard.com/forum_message/3891844/landmanalaugar.htm#3896350

      Enfin, les campings (qui se trouvent au même endroit que les refuges) ne se réservent pas, il y a toujours de la place (mais les premiers arrivés sont aussi les mieux placés). Pour y dormir, je ne sais pas trop où il faut réserver, certainement au bureau des guides, mais c’est certain qu’il faut réserver. Prévois un bon duvet et ça ira ;)

      Cheers !

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