Photographier l’Islande

Une aventure racontée par Baptiste • Le Pas de commentaire

Nature et cetéra est un blog voyage avant toute chose, mais en tant que photographes amateurs, nous allons beaucoup parler de photographie. Ça tombe bien, les deux sont aujourd’hui quasiment indissociables ! 

Cet article concerne donc la photo en Islande, le premier voyage que nous relatons ici.

On peut dire que l’Islande est le paradis du photographe, on y trouve des paysages tous plus beaux les uns que les autres, et chaque nouveau pas entraîne une nouvelle photo, ou le regret plus tard de ne pas en avoir pris une !

La variété des paysages est l’une des principales caractéristiques de l’Islande, ce qui en fait un lieu privilégié des tournages (récemment Game of Thrones, Walter Mitty, Oblivion ou encore Interstellar). On y trouve des déserts lunaires, des canyons époustouflants, des glaciers immenses, des volcans, montagnes, îles volcaniques et champs de lave à foison, le tout entouré de deux océans : arctique et atlantique.

L’équipement photo

Comme l’a dit Sylvain Tesson sur l’art de tout lister : « la vie, cette affaire d’épicerie », l’équipement photo emporté (et mûrement sélectionné) fut donc composé comme suit :

  • appareil photo Canon 550D
  • objectif Canon 18-55/5.6
  • objectif Tokina 11-16/2.8
  • objectif Canon 50/1.8
  • housse de protection
  • cartes SD (x4)
  • batterie de rechange (x2)
  • chargeur de l’appareil
  • trépied
  • téléphone portable
  • chargeur du téléphone
  • batterie de rechange du téléphone

Ce choix fut suffisant dans l’ensemble, cependant nous regrettons d’avoir choisi un mauvais trépied. En effet, ce dernier a été acheté spécialement pour ce voyage car celui que nous possédions déjà était trop lourd (1,2 kg contre 500 g) et pendant un trek la différence est énorme. Malheureusement, ce trépied léger se révéla instable, donc inutile… Pour nos prochains voyages, nous miserons sur la valeur certes lourde, mais sûre, et allons investir dans un kit Canon 6D + 24-105/f4L en remplacement du 550D + 18-55/f5.6 ayant fait son temps.

Louer une voiture l’été coûte très cher (environ 800 € par semaine), mais de toute façon marcher et barouder nous plaît ! Nous avons effectué les longues distances en bus (compagnies Sterna, Reykjavík Excursions, Bus travel). Le seul désavantage de ne pas avoir de voiture est que l’on ne peut pas demander incessamment des pauses photo (une envie qui nous prend toutes les 5 minutes environ !). Mais ne pas avoir de voiture a ses avantages aussi, notamment (outre les soucis de conduite, essence, parking) celui de faire de grandes randonnées de plusieurs jours en dehors des lieux touristiques ! Car même si ça plaît à certains de s’amasser à 200 devant une chute d’eau,  nous sommes surtout venu ici pour la paix et le silence.

Voyager en sac à dos dans le but de faire du trekking implique de voyager léger, et le matériel photo pèse lourd ! Aussi les sacs de randonnée adaptés aux appareils photos restent petits et chers. Nous avons donc utilisé une pochette en mousse qui s’insère en haut du sac à dos. Ça marche, c’est pas cher, mais malheureusement pas très pratique non plus : dès que l’on veux prendre une photo tout en marchant, on est obligé de s’arrêter, d’ouvrir le sac, prendre l’appareil, changer d’objectif, fermer le sac, prendre la photo… Pour les prochains voyages nous recherchons une sacoche imperméable qui s’attache à la taille, tout en ne gênant pas les mouvements du porteur (tant pis pour le look !).

De l’art de photographier l’Islande

Il y a trois principales difficultés à photographier l’Islande venant faire de l’ombre au tableau (c’est le cas de le dire !)…

Les nuages et la luminosité (cours de météo gratuit)

Comme dit précédemment, l’Islande se situe à cheval entre deux océans : l’arctique (courants froids) et l’atlantique (fin du Gulf Stream, donc courants chauds). Cela vient créer des tonnes et des tonnes de nuages qui s’accumulent au-dessus de nos têtes et viennent altérer la luminosité, obligeant le photographe à s’adapter. Disposant d’un vieux boîtier d’entrée de gamme, nous avons dû sous-exposer beaucoup de photos pour ensuite les corriger via le logiciel de retouche photo Lightroom.

Les contrastes

Un ciel souvent blanc (nuages) couplé à un sol souvent noir (roches et sables volcaniques) vont venir compliquer la chose. En effet, si l’on n’est pas muni d’un filtre GND (gradient neutral density) pour atténuer l’exposition du ciel, il va être très délicat d’obtenir un bon résultat : soit tout ce qui se trouve au niveau du sol sera noir, soit le ciel sera blanc (pas de beaux nuages dans la photo finale). Notre solution fut de choisir des expositions intermédiaires, puis de corriger ombres et lumières via Lightroom.

La pluie

La pluie, ah la pluie ! En Islande on trouve toute sorte de pluies : petites gouttes, moyennes gouttes, grosses gouttes, tièdes, froides, très froides, tombant de haut en bas, de droite à gauche, de gauche à droite et même parfois de bas en haut !

Bref, cela apporte son lot de complications évidentes pour le matériel et la prise de vue…

Si sur le moment, pour les photographes tatillons, la prise de vue est un vrai casse-tête, pleine de doutes et de rage envers les nuages menaçant, la mousse fluo et l’humidité ambiante, le résultat demeure grandement satisfaisant ! Car oui, rassurez-vous, ce n’est pas l’aperçu du petit écran LCD de l’appareil qui vous donne la meilleure idée du résultat, donc ne paniquez pas et attendez d’être rentré pour juger au mieux de vos photos ;)

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